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Les Congolais exigent leurs droits
(Bonn / Goma, 28.11.2011) Election ou pas élection, rien ne change pour les familles congolaises. A seulement quelques jours avant les élections législatives et présidentielles, prévues au 28 novembre 2011, les populations du Nord Kivu vivent encore leur déception des élections passées.
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Cultiver la Paix : les Conflits et la Gestion des Ressources Naturelles au Bas-Congo
L’accès à la terre et la compétition pour l’exploitation des ressources naturelles est une des grandes problématiques actuelles dans le contexte de surpopulation, d’épuisement des ressources et de changements climatiques globaux dans lequel a débuté le 21ème siècle.
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Piraterie en Somalie: "la communauté internationale doit aussi protéger les pêcheurs artisans du pillage de leur moyens d'existence"
(Bonn, 09.12.2008) Le Service des Églises Évangéliques en Allemagne pour le Développement (EED) déclare que "la résolution européenne d'envoyer la marine dans la région de la Corne de l'Afrique pour combattre la piraterie ignore le fait qu'une des causes de la piraterie, c'est la pauvreté". EED et ses organisations partenaires en Afrique soulignent que les pêcheurs artisans de la région deviennent de plus en plus pauvres.
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Caravane de Défilé de mode au Togo, au Bénin et au Ghana
CERAD International presente les tissus "CERAD Afrik Graphik Textile" (AGT)
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Afrique

Le partenariat pour la justice sociale

Carte de l’Afrique | © EED
agrandir l'imageL’EED soutient des partenaires dans tous les pays marqués en bleu sur la carte.
L’Afrique se trouve en mutation. La fondation de l’Union africaine et la résolution du Nouveau Partenariat pour le développement d’Afrique (NEPAD) sont des signaux importants qui montrent que les hommes en Afrique veulent prendre eux-mêmes leur destin en main. Dans des pays comme le Liberia, le Congo et la Sierra Leone, la population a la possibilité de décider de son propre gouvernement par des élections. De nombreux conflits armés ont pu être pacifiés dans les dernières années.

Les origines de ces conflits résident dans le passé. Les frontières des Etats africains ont été tracées à l'époque coloniale. Depuis l'indépendance, beaucoup d'Etats africains sont gouvernés par des souverains qui pratiquent une rhétorique du nationalisme d'une part et favorisent certains groupes d'autre part. Par-là, les sociétés sont divisées en groupes définis à travers des aspects politiques, ethniques, religieux ou régionaux. Pour promouvoir la paix et la justice en Afrique, il est nécessaire de contrecarrer cette division par les moyens de la coopération pour le développement. L'EED a fait l'expérience que les églises, les communautés religieuses et d'autres organisations de la société civile peuvent stabiliser les sociétés et contribuent de manière décisive à la promotion de la démocratie, à l'éducation en matière des droits de l'Homme et à la paix.

Des institutions de société civile ne remplacent pas des structures d'Etats qui fonctionnent. Elles peuvent pourtant être un moteur puissant d'innovation, de mobilisation et d'organisation d'autopromotion locale et ainsi contribuer à la création et au renforcement d'institutions publiques. Voilà pourquoi l'établissement d'institutions civiles, aussi pour les services élémentaires sociaux, ainsi que la promotion de la démocratie et des droits de l'Homme, constituent des priorités importantes dans le travail de l'EED.

L'EED promeut en Afrique des organisations partenaires locales qui planifient et réalisent des projets de façon autonome. Même si le personnel mis à disposition vient d'Allemagne, l'expert est employé directement auprès du partenaire. Il y a notamment des partenariats avec les églises et leurs services spécialisés (des organisations de service diaconal, des organisations de développement), des institutions proches des églises ainsi qu'avec des organisations séculaires de la société civile.

La lutte contre la pauvreté et ses causes structurelles

La pauvreté ne caractérise pas seulement une situation économique mais a des dimensions sociales, politiques et culturelles. Elle se répercute différemment sur les femmes et les hommes. Les causes de la pauvreté peuvent résider dans la répartition du territoire et des systèmes de production agricole qui fonctionnent mal pour une population croissante. L'exode rural s'accélère à cause de guerres, il faut créer des possibilités alternatives de revenus. Malgré toutes les tendances négatives, il y a un grand potentiel économique en Afrique. Dans de nombreuses régions, il y a des ressources naturelles en abondance. Il est important de rendre la population capable d'utiliser ces ressources de façon durable. Pour lutter contre la pauvreté, l'EED soutient des programmes en matière de développement rural, notamment dans le domaine de l'agriculture petit paysanne, de formation professionnelle ainsi que des programmes d'épargne et de crédit qui aident à l'autopromotion.

L'EED soutient des projets et des programmes, dans lesquels ses partenaires influent sur le développement social de leurs pays et sur la politique des gouvernements. Les partenaires sont soutenus dans leur travail de lobby et d'avocat pour contribuer ainsi à un changement des causes structurelles de la pauvreté. En même temps, l'EED prend les requêtes des partenaires pour son propre travail d'éducation, de lobby et ses relations publiques. En voici un exemple : les « Poverty Reduction Strategy Paper » (les stratégies visant à réduire la pauvreté) qui sont élaborés dans beaucoup de pays fortement endettés par les gouvernements nationaux, poussés par les institutions financières internationales. La participation de groupes de la société civile prévue à cet effet, comme par exemple des églises, n'est cependant jusqu'ici pas d'une grande importance auprès de la plupart des gouvernements. En Ethiopie, au Cameroun, en Tanzanie et en Afrique du Sud par exemple, on promeut de façon ciblée, des églises et des organisations non gouvernementales, afin de participer à ces processus.

Soutien des services élémentaires sociaux (éducation, santé et formation)

Par les projets soutenus par l'EED, l'accès à l'éducation et aux établissements de soins médicaux, notamment pour les femmes et les hommes, les garçons et les filles défavorisés, est promu. En tant qu'accompagnement de ces projets, on élabore des stratégies qui permettent de financer les services élémentaires sociaux à une durée plus longue et d'améliorer leur qualité.

La propagation croissante du HIV/Sida a des répercussions extrêmement négatives notamment sur les groupes de population pauvre, mais aussi sur l'économie et la société en général. De la main d'œuvre qualifiée manque à l'économie et les systèmes sociaux s'effondrent. Etant orphelins du Sida, de nombreux enfants et adolescents ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Le HIV/Sida pose la question des relations entre les sexes et de la sexualité d'une nouvelle manière. Ces deux questions sont traitées par l'EED comme sujets en coupe.

La façon et l'envergure dont les groupes de population défavorisés, les hommes et les femmes, les jeunes et les vieux sont effectivement rendus capables d'améliorer leur situation de vie par leurs propres moyens et en en assument eux-mêmes la responsabilité, restent décisives. Cela nécessite un renforcement d'initiatives de base et des changements au niveau structurel.

Le développement rural pour le renforcement de la souveraineté alimentaire

Les programmes relatifs au développement des communautés axé sur l'autopromotion ont différentes composantes comme l'agriculture durable, l'approvisionnement en eau, les soins médicaux élémentaires, l'éducation, les micro-crédits et les mesures qui créent des possibilités de revenus. Elles constituent une priorité importante dans la promotion des programmes. Dans tous les projets, on veille à ce que les femmes et les hommes, à qui les projets s'adressent, ne participent pas seulement de façon déterminante à la planification et à la réalisation des projets, mais à ce qu'ils soient aussi rendus capables de pouvoir formuler leurs intérêts vis-à-vis des responsables dans la politique.

Un principe de base important du travail de l'EED est que l'identité culturelle des groupes cible soit renforcée et que l'on ait recours au savoir résultant de l'expérience de la population. Les minorités ethniques, d'autres groupes marginalisés et les femmes sont prioritairement pris en considération dans les projets.

La paix et la gestion des conflits

Lors des grandes guerres en Afrique, beaucoup plus de personnes civiles (90 pour cent) que de soldats ont trouvé la mort, plus de 60 millions de personnes ont été expulsées ou ont dû fuir. La mutilation, le viol et l'expulsion sont souvent employés délibérément comme arme de guerre. Les devoirs dont les sociétés ont à venir à bout dans la période après un accord de paix sont variés : les hommes traumatisés et les handicapés doivent être réhabilités, les anciens combattants et combattantes et les réfugiés doivent être réinstallés et intégrés dans la société et l'économie. Dans ce contexte, il faut toujours faire attention si les projets ont des effets qui promeuvent la paix ou qui aggravent le conflit (programme de « Local Capacities for Peace »).

Les églises ne cessent de jouer un rôle important dans le domaine de la santé et de l'éducation. En tant que force morale, il leur incombe surtout dans des conflits et des situations après-guerre une fonction très importante dans la formulation de vertus, qui sont directement liées à l'action pratique. C'est pourquoi la relation avec les partenaires doit également continuer à être entretenue au cas où une région dans une situation aiguë de guerre et d'après-guerre ne peut pas être promue à un moment donné. Les expériences de l'EED montrent pourtant qu'il y a aussi des organisations partenaires avec lesquelles une coopération sensée est possible malgré les guerres et les crises.

Dans les deux grandes religions, l'islam et le christianisme, qui dominent en Afrique, les courants intégristes, qui sont en partie encouragés de l'extérieur, augmentent. En même temps, beaucoup de nouvelles églises et de nouveaux mouvements revivalistes, qui prennent en partie des éléments de traditions africaines, naissent. La question de savoir comment concevoir les relations entre les hommes de religions différentes et comment ils peuvent contribuer à la cohabitation paisible et démocratique est donc un sujet en coupe, qui doit être pris en considération lors de tous les projets de l'EED en Afrique.

Les femmes ne sont pas seulement dans les situations de guerre et de détresse le pilier des familles et ainsi de la société, elles sont en même temps discriminées dans beaucoup de communautés à l'égard de l'éducation, de la santé, de l'accès aux ressources et de la participation politique. Les conséquences de catastrophes et de guerres sont dans les familles notamment compensées par les femmes et les filles. Malgré tous les problèmes, elles trouvent souvent des solutions créatives. Les femmes et les hommes, les garçons et les filles doivent remettre leurs rôles en question. Personne n'est seulement victime ou seulement coupable. Dans des situations d'après-guerre, des problèmes spéciaux surgissent lors du rapatriement de réfugiés, surtout, lorsque les femmes n'ont pas droit à la propriété foncière. C'est pourquoi l'EED veille dans le dialogue avec les partenaires et lors de la promotion des projets à ce que la promotion des femmes et l'égalité des sexes soient de plus en plus prises en considération.